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yves bonnefoy les planches courbes analyse

by , 26 décembre 2020

Diverses figures apparaissent alors, dont celle, essentielle, de Cérès. Ce mouvement vers l’autre se fait par le choix exclusif du réel. Cette évocation, pourtant archétypale, n’a pas d’écho dans la mémoire de l’enfant : « Je ne me souviens pas de cela non plus ». Et qui « si bien lance langue et forme voix/Que l’on dirait qu’il a parole humaine ». LA MAISON NATALE Aucun détail ne lui échappe, ni « la dentelle/Des coussins de lainage bleu » du « compartiment », ni « le lacet de la foudre » qui déchire l’horizon. Les femmes, figures tutélaires du foyer Ulysse entre en scène dans la seconde laisse du poème. Le simple et les sens Cérès accepte. L’un et l’autre, enfant et passeur, se définissent par le même manque, la même absence relationnelle au père. À la lenteur du père qui repart au travail, s’oppose l’errance de l’enfant, son désoeuvrement sur le chemin de l’école. Bibliographie : Dictionnaire de poésie de Baudelaire à nos jours PUF, article " Bonnefoy " de John E. Jackson. • « Les étés » Auréolé de lumière, de rire et d’espièglerie, l’enfant, inconscient des dangers et de la mort, est porteur d’espérance d’un monde nouveau. Composée de douze laisses, La Maison natale confère à l’ensemble du recueil son unité. Le passage de l’inconscient au conscient - « Quand il est revenu du fond de ma vie » - emplit le poète d’enthousiasme. Elle ressurgit dans le dernier poème de La Maison natale, réhabilitée par le poète. 3. Le dialogue L’exaltation de l’enfant explose dans la seconde strophe en même temps que le jour. » Le « on » qui parle suggère à l’enfant de regarder autour de lui. La laisse s’ouvre sur l’éveil du dormeur. Des éléments de rêve subsistent, avec leurs formes floues, irréelles qui s’immiscent dans les souvenirs. » Le père apparaît en VII, les parents en VIII, la mère en IX. « L’avènement du monde » Loin d’apparaître comme le vieillard hirsute et haillonneux de la mythologie, le géant est présenté comme un homme affable, empli de sollicitude, qui s’intéresse d’emblée à l’enfant. 12. Elle se manifeste dans la métaphore des flèches du soleil qui fait irruption de manière violente dans l’univers ensommeillé des voyageurs. Dès lors, la question qui se pose est de savoir comment dépasser le « leurre » ? Elle n’a pas su protéger son enfant du désir « du dieu des morts ». La longue interrogation, portée par le conditionnel « seraient », semble investie par les désirs des hommes. » Que cette partie ait donné son nom au recueil souligne bien son importance. Bonnefoy’s father was a railroad employee, his mother a teacher. Le rôle du poète pour Yves Bonnefoy est d'être le gardien du cimetière des Idéaux, d'esquisser un mouvement de retour à la croyance, à l'enfance, sans jamais pouvoir retourner au monde préverbal.[réf. Elle a à voir avec l’exil et la douleur. Venu « du fond de nos voix », il y a l’appel à la poésie. Quel sens attribuer à cette figure féminine dans le recueil de Yves Bonnefoy ? Le poète sait comment faire émerger le seul mot qui pour lui fait sens, le mot « poésie ». La dernière modification de cette page a été faite le 3 juillet 2020 à 22:38. « Désirs d’autres feux que ceux qui brûlent dans les brumes de nos demandes. PREMIER VOLET Les images associées au bonheur sont celles du « grenier », des céréales, « blé ou seigle », « du dernier sac monté », de « l’odeur de la paille sèche », de « la lumière » et « des étés tamisés par les tuiles chaudes » et, plus loin, de « la montagne autour de nous ». Le châtiment de Cérès Le poème IX marque l’irruption dans le récit d’un élément nouveau : « Et alors un jour vint ». Interprétation personnelle Le discours du géant est en accord avec ses gestes. Dans l’univers clos de la salle à manger, dont les « volets sont fermés contre la chaleur ». Pour quelle raison le poète a-t-il relaté l’épisode de la partie de cartes à l’intérieur de cette parenthèse ? La maison natale est perçue par l’enfant comme un lieu fermé au monde du rêve, un lieu clos privé d’images et de résonance. Poursuivant sa réflexion, le passeur rebondit sur la présence féminine, compensatrice de l’absence paternelle. PREMIER VOLET Cependant l’image de l’eau n’est pas figée. À l’intérieur des Planches courbes se succèdent La Pluie d’été, La Voix lointaine, Dans le leurre des mots, La Maison natale, Les Planches courbes, L’Encore aveugle, Jeter des pierres. Le rêve combine les contraires, l’eau et la foudre, l’écume et les branches des arbres. Quelques éléments récurrents, disséminés d’un poème à l’autre, suffisent pour donner du père l’image d’un homme fatigué, tôt vieilli, usé par le travail et par les déceptions. Le refus de la paternité Pourtant, la question à peine formulée, l’enfant bouleversé par l’émotion que le manque du père suscite en lui, éclate en sanglots, « la voix brisée par les larmes. Le vaisseau de la véranda Les sensations premières éprouvées en amènent d’autres, comme la notion de l’espace : « le bas du fleuve », « l’estuaire ». Cet épisode du passage se clôt sur un éventail de sensations auditives et visuelles : « le bruit de l’eau s’élargit sous les reflets, dans les ombres ». • Le père (VII) En même temps que l’enfant touche « les mèches désordonnées de la déesse », qu’il découvre « le voile de l’eau », l’enfant participe à l’évanescence du rêve, à son mystère. Revenir en arrière est impossible. LES PLANCHES COURBES » • Laisse : Ce terme désigne, dans la littérature médiévale, un ensemble de vers construits sur des assonances. La figure centrale de cet épisode est celle du père. Le lieu clos qui traverse cet espace est le train. Et l’image du miroir appelle celle du visage (cet autre rivage !). In 2005 werd in Frankrijk voor het eerst een bundel van een nog levende dichter op de verplichte leeslijst voor het eindexamen middelbare school geplaatst: Les planches courbes (2001) van Yves Bonnefoy. Il porte un nom approprié à la couleur de sa peau et son corps est ça et là constellé de gouttelettes. Il ne reste rien d’autre au poète « qu’une/Vague qui se rabat sur le désir ». Mais surtout par le déluge qui la pénètre. Pourtant la seconde partie du vers affirme que le lieu dans lequel se trouve le narrateur est celui de l’enfance : « C’est bien la maison natale ». Ni la ponctuation. Jusqu’au moment où le poète, s’adressant dans une interjection lyrique au « rêve de la nuit » - « Ô rêve de la nuit » - lui demande d’accueillir, dans sa sagesse, le rêve diurne, déchiré par « la querelle du monde » et de le faire sien. Puis le sommeil final qui n’est « plus rien qu’une vague qui se rabat sur le désir ». Que seul peut transfigurer la poésie. Ainsi la strophe six se ferme-t-elle sur une énigme, celle des mains qui peut-être « se tendent … pour prendre la corde que nous jetons, de notre nuit. « Je suis couché au plus creux d’une barque, Derrière l’image séduisante de la déesse se cache celle décevante d’une petite fille au « front triste et distrait ». De se couper des autres, de se replier définitivement et mortellement sur lui-même. Deux personnages surgissent aux côtés de l’enfant. Les formes et les couleurs, que domine le « Noir », mis en relief par l’apposition en début de vers, sont brouillées par la nuit et par les « fumées ». Nombre de ses textes sont à l’imparfait. 5. La naissance de l’enfant au langage et à l’autre, sa présence au monde, sont rendues difficiles par le silence qui sépare ses parents. Il ne laisse rien passer des secrets dont le poète a besoin. À ses limites aussi. Ainsi, par trois fois, le poème s’ouvre sur le leitmotiv fondateur: « Je m’éveillai, c’était la maison natale » (I, II, III). 2. 2. Le lecteur peut en déduire que les « planches courbes » appartiennent au monde du poète. La vengeance de Cérès ne peut être que mortelle. » C’est l’enfant, qui s’est encore rapproché du géant et se relie à lui par un geste intime - « un doigt toucha son oreille » -, qui revient sur la question précédente tout en la précisant : « veux-tu être mon père ? Coupée du langage du réel, la mythologie personnelle du poète s’avère impuissante une fois de plus à relier l’enfant au monde. Le poème VIII de La Maison natale met en présence, face à face, « les parents ». 1. À cette atmosphère de chaleur, de « jeu d’ombres léger », de sensations multiples, s’ajoute le souvenir de rêves et de réveils partagés : « et je me tourne encore/Vers celle qui rêva à côté de moi ». Ces vers conclusifs n’appartiennent plus au récit. APPROCHE Mortifiée, Cérès se venge. Désirs qui sont aussi ceux du poète : « nos demandes » ; « notre avancée ». Si l’enfant est seul, c’est la première fois qu’il évoque sa maison, ici de manière métonymique, « notre porte », en la situant par rapport à ceux qui avec lui l’habitent. Que l’enfant ne semble pas reconnaître ni comprendre. L’expression appartient-elle à un domaine spécifique ou est-elle une expression propre au poète ? 5. La partie de cartes devient source d’espoir pour l’enfant. La « chimère retorse » Une douceur qui contraste étrangement avec la violence du monde dans lequel surgit ce visage : « D’une douceur de plus et autrement que ce qu’est le monde ». LA MAISON NATALE « Nous mettons nos pieds dans l’eau du rêve... ». Du couloir, du côté de l’escalier sombre, mais en vain, 10. Le poète, qui a bu « avidement » à la coupe de la poésie, n’aurait-il pas lui aussi été dans l’excès ? Lecture analytique des Planches courbes d'Yves Bonnefoy. L’énigme du père » Le titre du recueil, Dans le leurre des mots, fait écho au titre d’un recueil antérieur : Dans le leurre du seuil (Mercure de France, 1975). Parvenu à ce seuil onirique, le poète accueille l’enfant qui est en lui. Elle contribue à son exil. La poésie inaugure la venue des images liées à l’enfance, elle se charge progressivement de l’imaginaire mythologique lié à l’enfance - « les ombres /Se groupant à l’avant » -, « le long voyage », « les arrivants », « le phare » qui grandit et qui brille… Riche de mystères et de contradictions, l’étoile permet la symbiose du ciel et de l’écume. », le passeur répond. Lui qui n’a pas encore accédé à la relation fondamentale et fondatrice du fils au père ! « Accablée de fatigue, elle était altérée et nulle source n’avait rafraîchi ses lèvres; elle vit alors par hasard une cabane couverte de chaume et frappa à son humble porte. » On y retrouve la « petite salle à manger », le jardin avec son « pêcher », « la croisée ». Ambiguïtés du rêve 5. Soumise à son tour aux lois de la dispersion, la grande figure mythique d’Isis, déesse égyptienne de la résurrection, se trouve privée de pouvoir. Peut-être à la fois l’un et l’autre. » Ainsi du mot « leurre », mot qui est récurrent chez le poète. 7. L’une et l’autre sont proches, toutes deux également inaccessibles. SECOND POÈME La troisième et la dernière du recueil. La parenthèse du poème VII, qui insère l’étrange scène de la partie de cartes jouée entre le père et l’enfant, n’est pas sans évoquer les célèbres Tarots de Milan et de Ferrare. 1. Dans cet espace clos dans lequel il est immobile, l’enfant, observateur silencieux, est en état de veille : « Je ne dormais pas ». Une longue parenthèse qui se clôt sur ces quatre vers : Qui prend toute sa dimension symbolique dans le dernier épisode du « passage ». Le cheminement du poète s’arrête « à deux pas du rivage », pour prendre le temps de regarder et d’écouter. Associée à l’image de la mer, l’image de la mort, déjà implicitement présente dans cette strophe, se précise. Peut-être le langage, au lieu de faire exister les choses, les vide de leur sens ?

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